
Climate Policy
Climate Policy 8 (2008) 293304
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Research Article
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A no cap but trade proposal for emission targets
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Richard S J Tol and Katrin Rehdanz
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Abstract
One problem in international climate policy is the refusal of large developing countries to accept emission reduction targets. Brazil, China and India together account for about 20% of todays CO2 emissions. We analyse the case in which there is no international agreement on emission reduction targets, but countries do have domestic targets, and trade permits across borders. We contrast two scenarios. In one scenario, Brazil, China and India adopt their business as usual emissions as their target. In this scenario, there are substantial exports of emission permits from developing to developed countries, and substantial economic gains for all. In the second scenario, Brazil, China and India reduce their emissions target so that they have no net economic gain from permit trade. Here, developing countries do not accept responsibility for climate change (as they bear no net costs), but they do contribute to an emission reduction policy by refusing to make money out of it. Adopting such break-even targets can be done at minor cost to developed and developing countries (roughly $2 bn/year each in extra costs and forgone benefits), while developing countries are still slightly better off than in the case without international emissions trade. This result is robust to variations in scenarios and parameters. It contrasts with Stewart and Wiener (2003) who propose granting hot air to developing countries to seduce them to accept targets. In 2020, China and India could reduce their emissions by some 10% from the baseline without net economic costs.
Une des problématiques en politique climatique internationale est le refus des grands pays en développement daccepter des objectifs de réduction démissions. Le Brésil, la Chine et lInde sont responsables entre eux pour environ 20% des émissions de CO2 actuelles. Nous analysons le cas selon lequel il ny a pas daccord international en place sur des objectifs de réductions démissions, mais où les pays ont des objectifs domestiques et échangent les permis entre eux. Nous comparons deux scénarios. Dans un de ces scénarios, le Brésil, la Chine et lInde adoptent comme objectifs leurs tendances démissions normales (« business as usual »). Dans ce scénario, de substantielles exportations de permis démissions ont lieu des pays en développement vers les pays développés, entraînant de forts gains économiques pour lensemble des parties. Dans le deuxième de ces scénarios, le Brésil, la Chine et lInde réduisent leurs objectifs démissions de manière à ne faire aucun gain économique des échanges de permis. Dans ce cas, les pays en développement nassumeraient pas de responsabilité pour le changement climatique (puisquils nassumeraient pas de coût net), mais ils contriburaient cependant aux politiques de réduction des émissions par le refus den profiter financièrement. Ladoption dobjectifs selon ce point déquilibre pourrait être obtenu a faible coût pour pays développés et pays en développement (environ $2milliards par an chacun en coûts supplémentaires oubénéfices perdus), les pays en développement étant tout de même plus avantagés que dans le scénario sans échange international démissions. Cette conclusion est robuste face aux variations de scénarios et paramètres. Elle diffère des conclusions de Stewart et Wiener (2003) qui proposent laccord d « air chaud » aux pays en développement pour les convaincre à accepter des objectifs. En 2020, la Chine et lInde pourraient réduire leurs émissions denviron 10% par rapport au niveau de référence, sans coût économique net.
Keywords: Brazil; China; climate policy; developing countries; emission allowances; emission permits; emission reduction; India Mots-clés: Brésil; Chine; Inde; pays en développement; permis démissions; politique climatique; quotas démissions; réduction démissions
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