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Climate Policy

Climate Policy 8 (2008) 467–493

Research Article

EU emissions trading and the cement sector: a spatial competition analysis

Jean Pierre Ponssard and Neil Walker


Abstract

An oligopoly competition model is described and used to illustrate the potential effect of EU emissions trading and transport issues on the production decisions and profitability of cement producers in a typical western European country market. The role of geography is introduced from three viewpoints: the existence of regional markets, the fact that EU producers may operate multiple plants across these regions, and the possibility of production capacity constraints. A typical EU state is divided into a coastal region which is initially exposed to international competition, and an inland region which is initially protected. Assuming pure auctioning of EU Allowances and a range of CO2 prices up to €50/t, our model predicts a large increase of imports into the coastal region. Consequences for the inland producers include reduced attractiveness of the coastal market, as well as increased competition from coastal producers and from non-EU imports. The model includes a number of simplifications and therefore does not claim to offer definitive predictions, but our results do suggest that an increase in non-EU imports could feasibly offset more than 70% of the decrease in EU cement sector emissions. The likely impact on producer profits is considered for each region, and the advantages and disadvantages of potential mitigating policy measures are reviewed for either the EU Allowance allocation process or border adjustments on cement products.

L’effet potentiel du système européen d’échange de quotas sur l’industrie cimentière est étudié à partir d’un modèle de concurrence imparfaite intégrant les aspects géographiques propres à cette industrie: l’existence de marchés régionaux, la capacité des producteurs de l’UE à opérer plusieurs usines à travers ces régions, et les contraintes potentielles de capacité de production. Une zone représentative d’un État de l’UE est décomposée en une région côtière initialement exposée à la concurrence internationale et une région intérieure initialement préservée. En l’absence d’allocations gratuites et avec une fourchette de prix du CO2 allant jusqu’à €50/tonne, notre modèle prédit, d’une part, une forte croissance des importations dans la région côtière et une baisse d’attractivité de ce marché pour les producteurs de la région intérieure, et d’autre part, une concurrence renforcée sur la région intérieure avec la montée en puissance dans cette région des producteurs de la région côtière et, éventuellement, des importations. Le modèle comprend plusieurs simplifications et en conséquence ne prétend pas présenter les prédictions définitives, mais nos résultats suggèrent néanmoins qu’une augmentation des importations non originaires de l’UE pourrait effectivement compenser de plus de 70% la diminution des émissions du secteur cimentier de l’UE. L’effet probable sur les profits des producteurs est pris en compte pour chaque région, et les avantages et inconvénients de mesures politiques d’atténuation sont revus dans le cadre du processus d’allocation des quotas européens ou les ajustements frontaliers sur les produits cimentiers.

Keywords: carbon leakage; cement; clinker; competitiveness; EU Emissions Trading Scheme
Mots clés: ciment; clinker; compétitivité; fuite de carbone; système européen d’échange de quotas



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Print ISSN 1469-3062
Online ISSN 1752-7457